lundi 15 février 2021

Les aventures de Zack Cosmos – Geoffrey Claustriaux

https://kiriitiblog.wordpress.com/2021/02/11/les-aventures-de-zack-cosmos-geoffrey-claustriaux/

Note : ★★★★☆ (4/5)
Extrait : « À toutes les navettes de la Patrouille Galactique, ici le capitaine de brigade Zack Cosmos. Nous arriverons à destination dans quinze minutes, continuez à ouvrir l’œil. N’oubliez pas notre mission : escorter le Phénicia jusqu’à l’Anneau Spatial et veiller sur sa cargaison. »

zack cosmoTitre : Les aventures de Zack Cosmos
Auteur : Geoffrey Claustriaux
Genre : Science-Fiction, Jeunesse
Langue : Française
Pages : 182
Note : 4/5

En bref : Je ne suis pas le public visé et pourtant j’ai passé un bon moment devant et je me suis bien vue le lire à des enfants. L’histoire et les personnages ne sont pas forcément complexes ou développés mais le tout est dynamique et nous donne envie de savoir la suite. Ce livre pourrait plaire aux amateurs d’aventures spatiales.

Résumé :

Un étrange appel de détresse provenant de la planète des robots conduit le capitaine Zack Cosmos et son équipe de patrouilleurs en terre inconnue. Habitués à porter secours aux quatre coins de la galaxie, ces héros de l’ombre n’hésiteront pas à mettre leur vie en danger.

Mais une fois sur place, le doute s’insinue… Et s’ils étaient les victimes d’un piège ? Qui donc se cache derrière ce mystérieux signal ?

Avis :

Je remercie la maison d’édition Mage pour leur confiance et pour m’avoir proposé ce roman jeunesse. Je ne suis pas le public visé mais j’avais aimé Kidnapping de l’auteur et j’ai voulu le voir dans un autre genre.

Zack Cosmos est le capitaine d’une patrouille spatiale dont le but est d’escorter et de secourir les vaisseaux spatiaux et leurs habitants lorsqu’ils sont en difficulté. Nous faisons la connaissance du héro et de son équipe alors qu’ils sont en mission. A peine celle-ci terminée, un signal de détresse est détecté sur une planète composée entièrement de robots. Cela est étrange mais n’empêche pourtant pas Zack Cosmos de réunir son escouade et de partir en direction de cet appel S.O.S.

Ce livre est destiné aux jeunes de 9 ans ou plus et je vais essayer d’écrire ma chronique en conséquences. Globalement, j’ai bien aimé l’histoire. Elle est fluide et il y a un bon dosage entre l’action et les temps d’accalmie. On explore des planètes, on rencontre des êtres uniques et on combat avec tout notre cœur pour accomplir la mission ! Même s’il n’y a pas de gros rebondissements (pour un adulte du moins), j’ai apprécié suivre l’intrigue et les personnages.

Les protagonistes d’ailleurs sont variés. Nous avons, parmi les humains, le capitaine Zack Cosmos, Luciole et Aminata qui sont accompagnés par le robot T-Borg et le Dryad Chadow. Seul Zack est un peu plus creusé que les autres et nous ressentons le poids des responsabilités qu’il porte sur les épaules. Cependant, bien qu’ils soient moins développés, je n’ai pas éprouvé le besoin d’en savoir plus sur les autres pour autant. Je me suis attachée aux personnages suffisamment pour avoir envie de connaître le dénouement de leur mission mais pas au point de vouloir savoir tout de leur vie. Puis, l’auteur va à l’essentiel et ne nous titille pas avec des mystères ou des secrets inavoués, ce qui fait que ma curiosité n’a pas été éveillée non plus. Après, la fin du livre n’étant pas complètement fermée, il est possible que les autres personnages soient davantage mis en avant par la suite. La porte reste ouverte en tout cas.

Dans les points forts de ce livre, je mettrais aussi la plume de l’auteur. Ici, rien à voir avec le roman d’horreur/psychologie que j’ai lu précédemment, Geoffrey Claustriaux adapte ses mots et son phrasé aux lecteurs visés et il le fait bien ! J’ai trouvé que sa plume permettait qu’on visualise facilement le passage qui nous est dépeint et les onomatopées utilisées nous donnent envie de nous mettre en scène. Lors des combats aux pisto-blasters par exemple, je me suis imaginée lire cette histoire à un enfant sur le point de se coucher et me mettre debout à crier « Piou ! Piou ! Piou ! » pour représenter les échanges de tir xD. Certaines scènes te donnent vraiment envie de partir en live et je me suis dit qu’un enfant apprécierait sûrement ce type d’histoire.

Un petit point qui m’a par contre dérangé, c’est les quelques piques que s’envoient les personnages. Je pense notamment à Chadow qui vanne Aminata pour ses quelques kilos en trop. Même s’ils sont très proches, je ne trouve pas que ce soit un comportement à véhiculer dans un livre à destination des plus jeunes. Ils pourraient penser que c’est normal d’agir ainsi ou de recevoir ce genre de remarques. Bon, c’est juste une scène et Chadow se fait correctement rabrouer par un autre personnage et il finit par s’excuser (un peu légèrement tout de même) mais je souhaitais le signaler malgré tout.

Bref, « Les aventures de Zack Cosmos » est un roman jeunesse plutôt chouette. Je suis loin d’être le public visé et pourtant j’ai passé un bon moment devant et je me suis bien vue le lire à des enfants. L’histoire et les personnages ne sont pas forcément complexes ou très développés mais le tout est dynamique et nous donne envie de savoir la suite. Des illustrations de Thomas Loval viennent compléter ce texte et c’est une touche vraiment sympathique. Je pense que ce livre pourrait plaire aux amateurs d’aventures spatiales.

mercredi 26 juin 2019

Les Royaumes Ephémères - 01 - L'Ascension du Jeune Fauve
De Geoffrey Claustriaux
(Sur le blog des Lectures d'Hécate)



Geoffrey Claustriaux est un auteur belge né en 1985. Passionné de littérature et de cinéma, il voue une grande admiration à H.P. Lovecraft et Stephen King. Il est actif depuis plusieurs années dans le domaine des critiques cinématographiques, et plus particulièrement du cinéma de genre (Horreur, Fantastique, Science-fiction et Fantasy).


Quatrième de couverture :

David Mellow était un garçon tout à fait normal jusqu'à ce qu'il trouve la mort dans un accident de voiture. Il avait dix-sept ans. Paradoxalement, son décès sera pour lui le début dune nouvelle vie. En effet, au lieu d'atterrir au Royaume des Morts, le jeune homme se retrouve propulsé dans une dimension parallèle, nommée par ses habitants les Royaumes Éphémères. Cet univers régi par la magie va s'avérer plein de surprises, car quiconque y pénètre se voit doté de capacités surnaturelles ainsi que dune certaine forme d'immortalité. David fait rapidement la connaissance de Balin, un mage nomade à l'apparence enfantine, qui va devenir son mentor. Il voyage accompagné de Milia, une jeune femme au tempérament de feu. Ceux-ci apprennent au jeune homme que le pays de Tintamer, là où il a atterri, est en proie à la guerre civile suite à une lutte de pouvoir impliquant les trois plus grandes castes de mages du royaume.


Mon avis :

Une vie après la mort ? Certains y croient, d'autres croient en la réincarnation. Dans cet univers de Geoffrey, quand on meurt dans le monde réel, on passe dans les Royaumes éphémères, un monde remplit de pouvoirs, de magie et de créatures aussi bien légendaire que mythique. La couverture est très attrayante.

On commence dans la vie de David Mellow, sur Terre, lycéen ayant une petite amie. Mais les choses vont radicalement changer : une voiture le percute et il décède. Mais au lieu d'aller dans le monde des morts, il atterrit dans un endroit étrange en se demandant s'il est vraiment mort. Perdu, il finit par être trouvé par Balin et Milia, des mages nomades. Mais il ne faut pas se fier aux apparences dans ce monde. Balin va alors prendre David sous son aile, lui apprenant qu'il est doté de pouvoirs magiques en atterrissant dans cette dimension parallèle. Son apprentissage commence, il en apprend plus sur son environnement et le pays de Tintamer.

L'écriture est fluide et captivante, aucunement difficile à comprendre. J'ai beaucoup apprécié le style d'écriture de l'auteur que j'ai d'ailleurs pu rencontrer à Trolls et Légendes. C'est donc avec beaucoup d'entrain que j'ai lu ce premier tome. Il n'a pas duré longtemps et j'ai commandé la suite pour ne pas patienter plus longtemps. Les personnages sont attachants, on découvre David timide, un peu provocateur pendant l'apprentissage ce qui donne une forme de compétition, mais aussi curieux face à l'univers auquel il doit faire face. On ne sait pas grand chose Balin et Milia, mais j'ai espoir qu'on en apprendra un peu plus au fil des autres livres. Quand à Matthew... Il est mystérieux et semble tourner du mauvais côté, mais on sait qu'il a souffert avant de rejoindre Balin et ses apprentis.

Une lecture très positive et très attrayante qui laisse le lecteur en haleine.

mardi 8 janvier 2019


Kidnapping – Geoffrey Claustriaux

Article original sur le blog des Chroniques étoilées

newproject_1_original-51858318259.jpg
Éditeur: Livr’S éditions
Date de sortie: 24 novembre 2018
Pages: 104
Prix: 10 €
newproject_1_original-10144384086.jpg
Quand j’ai su que ce roman allait sortir, je l’ai attendu avec impatience. Geoffrey est un de mes auteurs préférés et j’avais hâte de découvrir la première histoire qu’il avait écrit alors qu’il n’était encore qu’un adolescent.
J’ai été agréablement surprise par cette histoire. Je ne suis habituellement pas super fan des histoires d’horreur, mais la j’ai été transportée. Je connaissais déjà le côté sadique de Geoffrey mais la je l’ai découvert d’une autre façon.
J’ai beaucoup aimé découvrir une partie de l’histoire au travers du journal intime de Catherine. Notes qui sont manuscrites dans ce roman. Une idée originale qui rend ce personnage plus réel.
L’esprit tordu de Geoffrey donne une trame intrigante mais intéressante à cette histoire. Il y a tellement de rebondissements et de suspense, qu’on a pas le temps de s’ennuyer. La fin, surprenante, reste un mystère jusqu’au dernier moment.
A travers les différents personnages et leurs émotions, on sent la torture physique et psychologique que Geoffrey leur inflige. Les personnages qui sont torturés sont très bien travaillés, et décrits. Les scènes gores, très bien expliquées et détaillées, nous font presque vivre les mêmes moments que les protagonistes.
Je n’ai pas une seule fois lâché le livre, mais à chaque page tournée, à chaque nouveau chapitre, j’avais peur pour eux. Je n’étais jamais rassurée.
La plume fluide et percutante de Geoffrey rend cette histoire presque réelle. Je n’aurais pas aimé faire un cauchemar tel que celui-ci. Un roman que je recommande chaudement mais tout en restant bien accroché pendant la lecture.
Pour la première fois sur toutes mes lectures, je met un roman d’horreur dans mes coups de coeur, comme tous les autres romans de Geoffrey. Voici un auteur dont je vous recommande la découverte, à travers ce roman,-ci ou un de ses autres romans qui sont tout autant addictifs.
Note: 10/10

mercredi 2 janvier 2019

Kidnapping - Avis du blog Tendres Chroniques

Cover-Kidnapping-Mise-en-

Synopsis

La campagne profonde de la vieille Allemagne recèle parfois de lugubres secrets. La découverte d’un groupe d’adolescents en voyage scolaire aurait de quoi étonner l’historien le plus averti. Ce village d’un autre temps est assurément le vestige d’un passé révolu… du moins, en théorie.
Autrice en devenir, la jeune Catherine ne sait quoi en penser, pas plus que son camarade Stéphane, à qui elle voue un amour sans borne.
Tous deux vont devenir les témoins de ce que les tréfonds les plus obscurs de l’âme humaine sont capables d’engendrer, au risque d’y sombrer. À jamais…

L’avis de Tacha

Un récit aussi génial que perturbant, une vision bien noire sortie tout droit de la tête d’un auteur aussi taré que bourré de talent et d’imagination! J’ai tout simplement adoré ce livre ! Une amie m’avait dit de ne pas le lire en mangeant et quand je vois les tendances alimentaires du village où se passe l’histoire, je comprends !
J’ai quand même eu de la peine pour une des protagonistes de l’histoire mais la loi du plus fort à eu raison d’elle..
J’ai hâte de lire les autres livres d’horreur de Geoffrey et me plonger dans son univers macabres qui me fais jubiler d’effroi.

Kidnapping


Cover-Kidnapping-Mise-en-Titre : Kidnapping
Éditeur : Livr’S éditions
Genre(s) : horreur
Nombre de pages : 108
La campagne profonde de la vieille Allemagne recèle parfois de lugubres secrets. La découverte d’un groupe d’adolescents en voyage scolaire aurait de quoi étonner l’historien le plus averti. Ce village d’un autre temps est assurément le vestige d’un passé révolu… du moins, en théorie.
Autrice en devenir, la jeune Catherine ne sait quoi en penser, pas plus que son camarade Stéphane, à qui elle voue un amour sans borne.
Tous deux vont devenir les témoins de ce que les tréfonds les plus obscurs de l’âme humaine sont capables d’engendrer, au risque d’y sombrer. À jamais…
Mon avis
Pensant qu’il s’agissait plus d’un thriller, j’avais laissé passer ce livre sans trop m’en soucier… jusqu’à lecture de la chronique de Manon, qui m’a fait réviser mon jugement  et surtout donné très envie de découvrir ce court roman. J’ai donc profité de la présence de l’auteur à Mon’S Livre pour lui acheter le livre. Il m’a confié qu’il s’agissait en fait d’un de ses premiers écrits, rédigé à l’adolescence, qu’il avait remanié pour publication.
Première chose à noter : le travail éditorial sur ce livre ! J’ai adoré les différentes mises en page proposées qui ajoutent vraiment quelque chose à la lecture : une partie du texte est « normale » (typo ordinaire noire), une autre est écrite comme un journal manuscrit, au bic. D’autres parties sont des documents officiels, des extraits de livre… Bref, un ouvrage court, mais visuellement très travaillé !
Parlons un peu de l’histoire : j’ai pour ma part adoré ce court roman d’horreur ! L’auteur nous emmène en plein cœur de la campagne, dans un petit village isolé. Là vit une communauté très particulière… Alors que des étudiants partent en voyage scolaire, leur bus se fait arrêter par un groupe de villageois, qui les enferme dans une halle aux bêtes où d’autres adolescents sont déjà retenus contre leur gré dans des conditions plus que déplorables… L’enfer commence à peine pour cette classe. Je n’ai pas envie d’en dire trop pour ne pas spoiler l’histoire et je m’arrêterai donc là 😉
Une chose est sûre, les amateurs d’horreur bien sanglante ne seront pas déçus avec ce livre : des scènes bien trash, des idées et conceptions qui font froid dans le dos, le genre humain n’y montre pas sa plus belle facette. Certains éléments sont visuellement décrits, mais c’est presque ceux qui sont sous-entendus qui sont les pires…
On suit la perspective de plusieurs adolescents durant le récit. Au départ si insouciants, ils vont vite se rendre compte que les règles sont là pour être suivies, mais que tirer dans les jambes de son voisin peut vous sauver la vie…pour un temps. La compétition est rude et chacun tente de survivre à sa façon. L’ambiance est oppressante, on est cloîtré dans ce village, avec ces familles (clairement nazies, la couverture vous l’aura fait deviner :p ) sans aucune échappatoire….à moins que?
Citations
« Jason se leva timidement, les jambes flageolantes. Le visage du nazi se fendit d’un large sourire. Dans la foulée, le reste des élèves l’imita, à croire qu’ils attendaient juste que quelqu’un ose faire le premier pas. L’Homme est ainsi fait que l’effet de groupe prime sur la volonté individuelle. »
« Le spectacle qui s’offrit alors à leurs yeux dépassait tous les degrés d’horreur imaginables. Des dizaines d’adolescents gisaient à moitié nus, à même le sol. Certains avaient l’air en bonne santé et relativement propres, tandis que d’autres, d’une maigreur affolante, présentaient des signes de famine avancée. Tous les regardèrent entrer en silence. »
Conclusion
Un huis clos prenant : les étudiants parviendront-ils à échapper à l’étrange communauté qui les a kidnappés ? Du sang, de la violence, des trahisons qui mènent à la mort de l’un pour la survie de l’autre. Une brutale fin de l’insouciance dans cet enfer à ciel ouvert. Ce livre plaira aux amateurs d’horreur, mais n’est certes pas à mettre entre des mains innocentes. 😉
extra1public averti horreur
#FungiLumini
(Article original à lire sur le blog Livraisons Littéraires)

CHRONIQUE

Kidnapping. Geoffrey Claustriaux


Salut les ptites loutres!
Je reviens aujourd’hui pour vous parler d’un livre acheté, je dois l’avouer, sur un coup de tête. Lorsque j’en ai fait l’acquisition, j’étais au salon Mon’s livre. Je faisais la courte file pour enfin m’offrir les deux derniers tomes de la saga Les Royaumes Ephémères de Geoffrey Claustriaux quand mon regard s’est attardé sur son tout nouveau livre : Kidnapping.

Résumé

La campagne profonde de la vieille Allemagne recèle parfois de lugubres secrets. La découverte d’un groupe d’adolescents en voyage scolaire aurait de quoi étonner l’historien le plus averti. Ce village d’un autre temps est assurément le vestige d’un passé révolu… du moins, en théorie.
Autrice en devenir, la jeune Catherine ne sait quoi en penser, pas plus que son camarade Stéphane, à qui elle voue un amour sans borne.
Tous deux vont devenir les témoins de ce que les tréfonds les plus obscurs de l’âme humaine sont capables d’engendrer, au risque d’y sombrer. À jamais…
Prix : 10 euros

Mon avis

Je ne lis pas beaucoup d’horreur… et surtout pas le soir. Mon âme est trop sensible pour cela. Mais quand j’ai vu que ce roman faisait à peine une centaine de pages, je n’ai pas pu résister. C’est ainsi qu’un matin j’ai décidé de le commencer dans le but de le terminer l’après-midi même.
Kidnapping c’est l’histoire d’une bande d’ados qui partent en voyage scolaire et qui se retrouvent enfermés dans un village d’un temps heureusement révolu. Je ne vous en dit pas plus afin de ne pas gâcher le mystère! Commence alors l’horreur la plus totale. Geoffrey Claustriaux nous propose ici une version très noire de ce que peut être l’Humain, poussé dans son vice à l’extrême. Vient aussi la question de ce que l’Homme est prêt à faire pour survivre… J’avoue avoir bien accroché avec l’histoire, ne voulant pas la lâcher une seule seconde dans le but de connaitre la fin le plus rapidement possible.
On ne va pas se mentir, certains passages sont difficiles à lire puisqu’ils sont très explicites. Certains pourraient même trouver qu’ils le sont un peu trop… C’est une chose à savoir avant de se lancer dedans. Ne confiez donc pas ce livre à un enfant! Mais pour les amateurs du genre, je suis certaine que ce mini-roman peut plaire. Sans compter que je n’ai pas vu la chute venir une seule seconde…

En bref

Bonne lecture 2019
Kidnapping fut une bonne lecture, bien que certains passages très explicites soient très difficiles à lire. Je me suis laissée emportée par l’histoire et je n’ai pas vu la chute venir… Un roman tout à faire réussi dans son genre!

(Article original à lire sur le blog Dévolivre)

lundi 17 décembre 2018

Kidnapping (Geoffrey Claustriaux), de cauchemar à réalité

Kidnapping (Geoffrey Claustriaux), de cauchemar à réalité
(Article original à lire sur le blog Evasion Imaginaire)

Cover-Kidnapping-Mise-en-

Informations :

  • Édition : Livr’S Éditions 
  • Parution : Novembre 2018
  • Nombre de pages : 104 pages
  • Prix d’achat : 10,00€
  • ISBN : 978-2-37910-002-4

Résumé :

La campagne profonde de la vieille Allemagne recèle parfois de lugubres secrets. La découverte d’un groupe d’adolescents en voyage scolaire aurait de quoi étonner l’historien le plus averti. Ce village d’un autre temps est assurément le vestige d’un passé révolu… du moins, en théorie.
Autrice en devenir, la jeune Catherine ne sait quoi en penser, pas plus que son camarade Stéphane, à qui elle voue un amour sans borne.
Tous deux vont devenir les témoins de ce que les tréfonds les plus obscurs de l’âme humaine sont capables d’engendrer, au risque d’y sombrer. À jamais…
« Stéphane repensa à la phrase préférée de son père devant un poulet frit : « La peau, c’est le meilleur ». »
15_geoffrey-claustriaux-400

Mes impressions, les joliiies coloniiies de vacaaaceuuhh ❤

Si vous ne connaissez pas la chanson « Les jolies colonies de vacances » de Pierre Perret, je vous invite à l’écouter avant de lire ce livre, cela vous donnera une fausse impression de confiance et de bien être et votre chute n’en sera que plus belle. Bref, bienvenue dans le dernier bébé pondu par l’ami Geoffrey Claustriaux. Amen ❤
Le contexte personnel est édité en fin de livre mais je vous l’explique rapidement ici. Geoffrey a fait un cauchemar et comme il s’en souvenait, il l’a retranscrit directement sur papier tant il était frappé par ce rêve. Aujourd’hui, après quelques retouches pour en faire une histoire, il publie ce cauchemar qui vous promettra quelques sueurs froides.
Le contexte du livre est relativement simple : un autocar de jeunes étudiants d’une école de Waterloo se rend en Allemagne pour une sortie scolaire. En route, ils arrivent près d’un village bordé d’immenses arbres. Ils sont arrêtés par des soldats vêtus comme du temps de la Seconde Guerre Mondiale. Des Nazis ! C’est alors que l’horreur peut démarrer.
On ouvre le bal et on le referme sur des rapports de police qui amènent un aspect tout particulier à l’ensemble. Le récit est ponctué ci et là de morceaux du journal intime de l’une des protagonistes (Catherine). Ces fameux passages sont écrits à la main par la compagne de l’auteur qui n’hésite pas à y griffonner des ratures et autres maladresses propres à une jeune fille de 16 ans. Ces éléments apportent une réelle touche d’authenticité au récit. 5 chapitres qui commencent Piano, pour aller de plus en plus Crescendo aussi bien dans l’intensité des émotions que des horreurs qui y sont retranscrites. Une foutue histoire à la croisée entre Green Inferno et les films sur les camps de concentrations des S.S., mais avec les scènes qui ne sont plus censurées en fait.
Bon, plus bas vous retrouverez le lien vers la chronique de la très chère Manon E. d’Ombremont qui a également critiqué ce livre, et elle a eu du mal à s’en remettre, surtout son estomac. Pourtant, elle-même n’est pas en retard lorsqu’il s’agit de décrire du sombre, du sanglant. Personnellement, ce ne sont pas les scènes un peu gores qui m’ont choquées (quand on sait regarder des films comme Green Inferno, Butcher et autre Evil Dead 2013, lire des scènes de torture ou autre joyeuseté ne me pose pas vraiment de soucis), mais j’ai été assez troublé par la cruauté humaine, le fait de traiter des ados pire que des animaux, les rendre sauvages pour éliminer les faibles et faire régner la loi de « seuls les plus forts survivent ». Puis ce concept que cela ait réellement pu exister, que l’homme est vraiment capable d’une telle barbarie. C’est peut-être là que réside le côté horrifique, au-delà des scènes plus trashs. De plus, je vis une situation (genre dans la vie réelle) qui m’a fait un peu flipper car je me retrouve, pour le travail, à loger seul quelques jours, chaque semaine, dans un village un peu à l’écart de tout. Le rapprochement s’est fait naturellement et j’ai plutôt mal dormi la nuit où j’ai terminé le livre, huhu ! ^^
La fin du livre apporte son côté Fantastique, avec trois pages de rapports d’expérimentations nazies qui apportent la conclusion de toute cette histoire. Même si je n’ai compris tout de suite, elle m’a parue très intéressante car on ne s’y attend pas du tout. J’avais imaginé totalement autre chose.
Niveau personnage, comprenez qu’en 100 pages on ne peut aller très loin dans le psychologique des uns et des autres. On regrette peut-être justement qu’il n’y ait pas quelque 20 ou 30 pages de plus pour mettre un peu plus en avant certains protagonistes, ou développer leur mentalité face à ce qu’ils subissent au quotidien. Ou pire, développer encore plus de scènes où l’hémoglobine coule à flot 😀(Ahem…).
Bref, âmes sensibles, passez peut-être votre chemin. Les autres, aurez-vous les tripes suffisamment accrochées pour ce voyage ? 😉
« Je vois déjà ça d’ici : KIDNAPPING. L’épopée d’une poignée d’adolescents enlevés par un soldat du passé. Basé sur une histoire vraie. Ouais, ça va être super ! »
Image associée

Ce que j’ai aimé

  • On ne peut que remercier Livr’S Éditions pour l’audace de la publication de ce type de récit qui s’associe généralement à un coup de poker. On est très loin du livre passe-partout qui plaira à la grande majorité des lecteurs. Ce type de récit ne laisse personne indifférent de par les sujets abordés et vous aurez d’office un avis bien tranché (huhu !) sur la chose. Vous aimerez ou vous détesterez. Perso j’ai adoré ^^
  • Le livre objet traité différemment de ce que l’on peut connaître, avec les rapports de police et les morceaux de journal intime manuscrits, donnant au tout ce côté très authentique et nous rapprochant encore plus de l’horreur qui y est décrite.
  • L’écriture de l’auteur (que j’avais déjà mis en avant dans ma chronique des Royaumes Éphémères) qui met en valeur le texte et qui joue avec l’intensité des moments, ponctuée ça et là d’un petit trait d’humour bienvenu dans ce contexte sordide.
  • Je parlais de l’audace de la maison d’éditions mais qu’en est-il de l’audace de l’auteur qui ose mettre cela sur papier au risque d’être pris pour un grand malade décérébré ? Il faut souligner ce pari, réussi, de retranscrire un cauchemar en une histoire viable pour la publication et oser mettre à nu le premier texte jamais écrit (car oui, il s’agit ici du 1er texte de l’auteur écrit lors de son adolescence).
  • Une fin originale, loin d’un dénouement épique ou d’un retournement de situation qui a germé dans mon esprit. On peut y adhérer, ou pas, mais j’ai trouvé ça plutôt pas mal.
  • Le texte en lui-même. Certes, certaines scènes vous choqueront (ou alors, vous êtes dur au mal et êtes habitué aux films d’horreurs gores), mais au-delà des scènes plus sanglantes, il y a cette véritable réflexion autour de la noirceur de l’âme humaine. Et puis cette question qui vous taraude à la fermeture du livre : « Et si cela existait vraiment ? ». Bref, si vous devez faire un périple en Allemagne, évitez de lire ce livre avant. Ah oui, et vive la Piñata ! 😀

Ce que j’aurai aimé, ce qui m’a dérangé

  • Comme je le soulignais, on regrette presque le manque de quelques pages en plus pour développer un peu plus les personnages, ou en ajouter, ou ajouter des scènes hardcores 😀 Mouahaha ! …Pardon… Pour exemple, on aurai aimé tout simplement une plus grande implication du colonel allemand, l’Oberst Walter Gerbach, trop en retrait de l’histoire à mon goût, alors qu’il dirige le village de l’horreur.
  • Bon, malheureusement, comme il y a des scènes très…sanglantes…beaucoup de lecteurs risquent d’avoir du mal. Je vous rassure (ou en tout cas j’essaie), il n’y en n’a pas tant que ça, honnêtement, et si cela vous choque, vous pouvez passer à la page suivante sans perdre le fil de l’histoire.
  • L’une ou l’autre maladresse de l’auteur dans des descriptions, mais sans gravité. Rien de bien méchant, c’est juste moi qui suis un peu tatillon pour le coup. Pour exemple, j’ai l’impression que Catherine, ado de 16 ans, a parfois des réactions de gamine de 11 ou 12 ans. Stéphane, quant à lui, a 17 ans et se comporte comme un héros de récit Young Adult de 19-20 ans. Ou encore le 1er prof tué d’une balle dans… ahem… et le manque de réactivité des ados, pas de cris ou quoi.  Mais ça, c’est ma perception personnelle que d’autres ne partageront sûrement pas.
  • Des ados de Waterloo qui ne parlent pas Flamands ??? :-O c’est hautement improbable si vous voulez mon avis, mouahaha !
  • Ah, la couverture. J’aurai tant voulu la mettre dans « ce que j’ai aimé » car au niveau graphique et qualité d’image on est dans du haut de gamme, mais c’est la petite gamine qui me pose problème. L’histoire se passe principalement avec des ados. Sauf si l’auteur a voulu mettre en avant une petite fille allemande mais cela m’étonnerait.

Conclusion

Un cauchemar qui devient livre. Voilà l’étrange histoire de l’auteur ayant retranscrit sur papier ce ré sordide d’adolescents enlevés par des soldats S.S. en pleine forêt allemande. Oui il y a du sang, oui il y a des viscères, oui il y a… ahem… mais ce n’est pas de la violence gratuite écrite par l’auteur juste pour enrober une histoire sans fondement. Que néni mes amis, le background est bien ficelé, les atrocités que subissent les jeunes gens ont toutes une explication et les parallèles avec l’un ou l’autre film d’horreur n’est pas à exclure. Les fans du genre adoreront, les autres auront peut-être plus de mal mais je les invite néanmoins à tenter l’expérience, ne serait-ce que pour l’intrigue. Au-delà des scènes sanglantes, la réflexion sur la noirceur de l’âme humaine est à mettre en avant et vous confortera dans ce sentiment de malaise qui vous tiendra en haleine tout du long. Les rapports de police et les passages manuscrits d’un journal intime apporteront leur lot d’authenticité au livre, vous rapprochant comme jamais au cœur des horreurs qui vous attendent. N’oublions pas la fin avec ce côté Fantastique bienvenue pour un final surprenant. Bien que j’ai adoré le récit dans son ensemble, quelques petits points noirs viennent légèrement baisser une note pourtant très bonne, je pense notamment à quelques maladresses d’écriture ou au manque de quelques pages supplémentaires pour développer les personnages ou d’autres scènes de l’histoire. Mais il paraît que lorsqu’on en veut plus, c’est que c’est du bon 😉 Livre à ne pas mettre entre toutes les mains et à éviter si vous pensiez partir prochainement en Allemagne profonde. Schuss 😉

Note

8,5/10